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    <title>Male Female Imagination on Superphysics</title>
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    <description>Recent content in Male Female Imagination on Superphysics</description>
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      <title></title>
      <link>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-01/</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <description>&lt;p&gt;DEUXIÈME PARTIE.&#xA;CHAPITRE PREMIER.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;I. De l&amp;rsquo;imagínation des femmes. — II. De celle des hommes. — III. De celle des&#xA;vieillards.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Nous avons donné quelque idée des causes physiques du&#xA;dérèglement de l’imagination des hommes dans l’autre partie ;&#xA;nous tâcherons dans celle-ci de faire quelque application de ces&#xA;causes aux erreurs les plus générales que l’on peut appeler&#xA;morales.&#xA;On a pu voir par les choses qu’on a dites dans le chapitre&#xA;précédent que la délicatesse des fibres du cerveau est une des principales causes qui nous empêchent de pouvoir apporter assez&#xA;d’application pour découvrir les vérités un peu cachées.&lt;/p&gt;</description>
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      <title></title>
      <link>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-02/</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <description>&lt;p&gt;CHAPITRE II.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Que les esprits animaux vont d’ordinaire dans les traces des idées qui nous sont les plus&#xA;familières, ce qui fait qu’on ne juge point sainement des choses.&#xA;Je crois avoir suffisamment expliqué dans les chapitres&#xA;précédents les divers changements qui se rencontrent dans les&#xA;esprits animaux, et dans la constitution des fibres du cerveau,&#xA;selon les différents âges. Ainsi, pourvu qu’on médite un peu ce&#xA;que j’en ai dit, on aura bientôt une connaissance assez distincte&#xA;de l’imagination et des causes physiques les plus ordinaires des&#xA;différences que l’on remarque entre les esprits ; puisque tous les&#xA;changements qui arrivent à l’imagination et à l’esprit, ne sont que&#xA;des suites de ceux qui se rencontrent dans les esprits animaux et&#xA;dans les fibres dont le cerveau est composé.&#xA;Mais il y a plusieurs causes particulières, et qu’on pourrait&#xA;appeler morales, des changements qui arrivent à l’imagination&#xA;des hommes, savoir, leurs différentes conditions, leurs différents&#xA;emplois, en un mot leur différente manière de vivre, à la&#xA;considération desquelles il faut s’attacher ; parce que, ces sortes&#xA;de changements sont cause d’un nombre presque infini d’erreurs,&#xA;chaque personne jugeant des choses par rapport à sa condition.&#xA;On ne croit pas devoir s’arrêter à expliquer les effets de&#xA;quelques causes moins ordinaires, comme des grandes maladies,&#xA;des malheurs surprenants et des autres accidents inopinés, qui&#xA;font des impressions très-violentes dans le cerveau, et même qui&#xA;le bouleversant entièrement, parce que ces choses arrivent&#xA;rarement ; et que les erreurs où tombent ces sortes de personnes&#xA;sont si grossières, qu’elles ne sont point contagieuses, puisque&#xA;tout le monde les reconnaît sans peine.&lt;/p&gt;</description>
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      <title></title>
      <link>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-03/</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <description>&lt;p&gt;CHAPITRE III.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;I. Que les personnes d’étude sont les plus sujettes à l’erreur. — II. Raisons pour&#xA;lesquelles on aime mieux suivre l’autorité que de faire usage de son esprit.&#xA;I. Les différences qui se trouvent dans les manières de vivre&#xA;des hommes sont presque infinies. Il y a un très-grand nombre de&#xA;différentes conditions, de différents emplois, de différentes charges, de différentes communautés. Ces différences font que&#xA;presque tous les hommes agissent pour des desseins tout&#xA;différents, et qu’ils raisonnent sur de différents principes. Il&#xA;serait même assez difficile de trouver plusieurs personnes qui&#xA;eussent entièrement les mêmes vues dans une même communauté,&#xA;dans laquelle les particuliers ne doivent avoir qu’un même esprit,&#xA;et que les mêmes desseins. Leurs différents emplois et leurs&#xA;différentes liaisons mettent nécessairement quelque différence&#xA;dans le tour et la manière qu’ils veulent prendre, pour exécuter&#xA;les choses même dont ils conviennent. Cela fait bien voir que ce&#xA;serait entreprendre l’impossible, que de vouloir expliquer en&#xA;détail les causes morales de l’erreur ; mais aussi il serait assez&#xA;inutile de le faire ici. On veut seulement parler des manières de&#xA;vivre, qui portent à un plus grand nombre d’erreurs, et à des&#xA;erreurs de plus grande importance. Quand on les aura expliquées,&#xA;on aura donné assez d’ouverture à l’esprit pour aller plus loin ; et&#xA;chacun pourra voir tout d’une vue, et avec grande facilité, les&#xA;causes très-cachées de plusieurs erreurs particulières, qu’on ne&#xA;pourrait expliquer qu’avec beaucoup de temps et de peine. Quand&#xA;l’esprit voit clair, il se plaît à courir à la vérité, et il y court&#xA;d’une vitesse qui ne se peut exprimer.&lt;/p&gt;</description>
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      <title></title>
      <link>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-04/</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate>
      <guid>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-04/</guid>
      <description>&lt;p&gt;CHAPITRE IV.&#xA;Deux mauvais effets de la lecture sur l’imagination.&#xA;Ce faux et lâche respect que les hommes portent aux anciens&#xA;produit un très-grand’nombre d’effets très-pernicieux qu’il est à&#xA;propos de remarquer.&#xA;Le premier est que les accoutumant à ne pas faire usage de leur&#xA;esprit, il les met peu à peu dans une véritable impuissance d’en&#xA;faire usage&#xA;[13]&#xA;; car il ne faut pas s’imaginer que ceux qui&#xA;vieillissent sur les livres d’Aristote et de Platon fassent&#xA;beaucoup d’usage de leur esprit. Ils n’emploient ordinairement&#xA;tant de temps à la lecture de ces livres que pour tâcher d’entrer&#xA;dans les sentiments de leurs auteurs, et leur but principal est de&#xA;savoir au vrai les opinions qu’ils ont tenues, sans se mettre&#xA;beaucoup en peine de ce qu’il en faut tenir, comme on le&#xA;prouvera dans le chapitre suivant. Ainsi la science et la&#xA;philosophie qu’ils apprennent est proprement une science de&#xA;mémoire, et non pas une science d’esprit. Ils ne savent que des&#xA;histoires et des faits, et non pas des vérités évidentes ; et ce sont&#xA;plutôt des historiens que de véritables philosophes.&#xA;Le second effet que produit dans l’imagination la lecture des&#xA;anciens, c’est qu’elle met une étrange confusion dans toutes les&#xA;idées de la plupart de ceux qui s’y appliquent. Il ya deux&#xA;différentes manières de lire les auteurs : l’une très-bonne et trèsutile, et l’autre fort inutile, et même dangereuse. Il est très-utile&#xA;de lire quand on médite ce qu’on lit ; quand on tâche de trouver&#xA;253&#xA;par quelque effort d’esprit la résolution des questions que l’on&#xA;voit dans les titres des chapitres, avant même que de commencer&#xA;à les lire ; quand on arrange, et quand on confère les idées des&#xA;choses les unes avec les autres ; en un mot, quand on use de sa&#xA;raison. Au contraire il est inutile de lire quand on n’entend pas ce&#xA;qu’on lit ; mais il est dangereux de lire, et de concevoir ce qu’on&#xA;lit, quand on ne l’examine pas assez pour en bien juger,&#xA;principalement si l’on a assez de mémoire pour retenir ce qu’on a&#xA;conçu, et assez d’imprudence pour y consentir. La première&#xA;manière éclaire l’esprit, elle le fortifie et en augmente l’étendue ;&#xA;la seconde en diminue l’étendue, et elle le rend peu à peu faible,&#xA;obscur et confus.&#xA;Or la plupart de ceux qui font gloire de savoir les opinions des&#xA;autres n’étudient que de la seconde manière. Aussi, plus ils ont&#xA;de lecture, plus leur esprit devient faible et confus. La raison en&#xA;est que les traces de leur cerveau se confondent les unes les&#xA;autres, parce qu’elles sont en très-grand nombre, et que la raison&#xA;ne les a pas rangées par ordre, ce qui empêche l’esprit&#xA;d’imaginer et de se représenter nettement les choses dont il a&#xA;besoin. Quand l’esprit veut ouvrir certaines traces, d’autres plus&#xA;familières se rencontrant à la traverse, il prend le change ; car la&#xA;capacité du cerveau n’étant pas infinie, il est presque impossible&#xA;que ce grand nombre de traces formées sans ordre ne se&#xA;brouillent et n’apportent de la confusion dans les idées. C’est&#xA;pour cette même raison que les personnes de grande mémoire ne&#xA;sont pas ordinairement capables de bien juger des choses où il&#xA;faut apporter beaucoup d’attention.&#xA;Mais ce qu’il faut principalement remarquer, c’est que les&#xA;connaissances qu’acquièrent ceux qui lisent sans méditer, et&#xA;254&#xA;seulement pour retenir les opinions des autres ; en un mot toutes&#xA;les sciences qui dépendent de la mémoire sont proprement de ces&#xA;sciences qui enflent, à cause qu’elles ont de l’éclat et qu’elles&#xA;donnent beaucoup de vanité à ceux qui les possèdent&#xA;[14]&#xA;. Ainsi&#xA;ceux qui sont savants en cette manière, étant d’ordinaire remplis&#xA;d’orgueil et de présomption, prétendent avoir droit de juger tout,&#xA;quoi qu’ils en soient très-peu capables, ce qui les fait tomber&#xA;dans un très-grand nombre d’erreurs.&#xA;Mais cette fausse science fait encore un plus grand mal ; car&#xA;ces personnes ne tombent pas seules dans l’erreur ; elles y&#xA;entraînent avec elles presque tous les esprits du commun et un&#xA;fort grand nombre de jeunes gens, qui croient comme des articles&#xA;de foi toutes leurs décisions. Ces faux savants les ayant souvent&#xA;accablés par le poids de leur profonde érudition, et étourdis tant&#xA;par des opinions extraordinaires que par des noms d’auteurs&#xA;anciens et inconnus. se sont acquis une autorité si puissante sur&#xA;leurs esprits, qu’ils respectent et qu’ils admirent comme des&#xA;oracles tout ce qui sort de leur bouche, et qu’ils entrent&#xA;aveuglément dans tous leurs sentiments. Des personnes même&#xA;beaucoup plus spirituelles et plus judicieuses, qui ne les auraient&#xA;jamais connus et qui ne sauraient point d’autre part ce qu’ils sont,&#xA;les voyant parler d’une manière si décisive et d’un air si fier, si&#xA;impérieux et si grave, auraient quelque peine à manquer de&#xA;respect et d’estime pour ce qu’ils disent, parce qu’il est trèsdifficile de ne rien donner à l’air et aux manières. Car de même&#xA;qu’il arrive souvent qu’un homme fier et hardí en maltraite&#xA;d’autres plus forts, mais plus judicieux et plus retenus que lui ;&#xA;ainsi ceux qui soutiennent des opinions qui ne sont ni vraies, ni&#xA;même vraisemblables, font souvent perdre la parole à leurs&#xA;adversaires, en leur parlant d’une manière impérieuse, fière ou grave qui les surprend.&lt;/p&gt;</description>
    </item>
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      <title></title>
      <link>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-05/</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <description>&lt;p&gt;CHAPITRE V.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Que les personnes d’étude s’entêtent ordinairement de quelque auteur, de sorte que leur&#xA;but principal est de savoir ce qu’il a cru, sans se soucier de ce qu’il faut croire.&#xA;Il y a encore un défaut de très-grande conséquence dans lequel les gens d’étude tombent ordinairement ; c’est qu’ils s’entêtent de&#xA;quelque auteur. S’il y a quelque chose de vrai et de bon dans un&#xA;livre, ils se jettent aussitôt dans l’excès ; tout en est vrai, tout en&#xA;est bon, tout en est admirable. Ils se plaisent même à admirer ce&#xA;qu’ils n’entendent pas, et ils veulent que tout le monde l’admire&#xA;avec eux. Ils tirent gloire des louanges qu’ils donnent à ces&#xA;auteurs obscurs, parce qu’ils persuadent par là aux autres qu’ils&#xA;les entendent parfaitement, et cela leur est un sujet de vanité ; ils&#xA;s’estiment au-dessus des autres hommes, à cause qu’ils croient&#xA;entendre une impertinence d’un ancien auteur, ou d’un homme qui&#xA;ne s’entendait peut-être pas lui-même. Combien de savants ont&#xA;sué pour éclaircir des passages obscurs des philosophes, et&#xA;même de quelques poëtes de l’antiquité ! et combien y a-t-il&#xA;encore de beaux esprits qui font leurs délices de la critique d’un&#xA;mot et du sentiment d’un auteur ! Mais il est à propos d’apporter&#xA;quelque preuve de ce que je dis.&lt;/p&gt;</description>
    </item>
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      <title></title>
      <link>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-06/</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <description>&lt;p&gt;CHAPITRE VI.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;De la préoccupation des commentateurs.&#xA;Cet excès de préoccupation paraît bien plus étrange dans ceux&#xA;qui commentent quelque auteur, parce que ceux qui entreprennent&#xA;ce travail, qui semble de soi peu digne d’un homme d’esprit,&#xA;s’imaginent que leurs auteurs méritent l’admiration de tous les&#xA;hommes. Ils se regardent aussi comme ne faisant avec eux qu’une&#xA;même personne ; et dans cette vue l’amour-propre joue&#xA;admirablement bien son jeu. Ils donnent adroitement des louanges&#xA;avec profusion à leurs auteurs, ils les environnent de clartés et de&#xA;lumière, ils les comblent de gloire, sachant bien que cette gloire&#xA;rejaillira sur eux-mêmes. Cette idée de grandeur n’élève pas&#xA;seulement Aristote ou Platon, dans l’esprit de beaucoup de gens,&#xA;elle imprime aussi du respect pour tous ceux qui les ont&#xA;commentés ; et tel n’aurait pas fait l’apothéose de son auteur, s’il&#xA;ne s’était imaginé comme enveloppé dans la même gloire.&#xA;Je ne prétends pas toutefois que tous les commentateurs&#xA;donnent des louanges à leurs auteurs dans l’espérance du retour ; plusieurs en auraient quelque horreur s’ils y faisaient réflexion :&#xA;ils les louent de bonne foi, et sans y entendre finesse ; ils n’y&#xA;pensent pas. mais l’amour-propre y pense pour eux et sans qu’ils&#xA;s’en aperçoivent. Les hommes ne sentent pas la chaleur qui est&#xA;dans leur cœur, quoiqu’elle donne la vie et le mouvement à toutes&#xA;les autres parties de leur corps ; il faut qu’ils se touchent et qu’ils&#xA;se manient pour s’en convaincre, parce que cette chaleur est&#xA;naturelle. Il en est de même de la vanité, elle est si naturelle à&#xA;l’homme qu’il ne la sent pas ; et quoique ce soit elle qui donne&#xA;pour ainsi dire la vie et le mouvement à la plupart de ses pensées&#xA;et de ses desseins, elle le fait souvent d’une manière qui lui est&#xA;imperceptible. Il faut se tâter, se manier, se sonder, pour savoir&#xA;qu’on est vain. On ne connaît point assez que c’est la vanité qui&#xA;donne le branle à la plupart des actions ; et quoique l’amourpropre le sache, il ne le sait que pour le déguiser au reste de&#xA;l’homme.&lt;/p&gt;</description>
    </item>
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      <title></title>
      <link>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-07/</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate>
      <guid>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-07/</guid>
      <description>&lt;p&gt;CHAPITRE VII.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;I. Des inventeurs de nouveaux systèmes. — II. Dernière erreur des personnes d’étude.&#xA;I. Nous venons de faire voir l’état de l’imagination des&#xA;personnes d’étude qui donnent tout à l’autorité de certains&#xA;auteurs ; il y en a encore d’autres qui leur sont bien opposés.&#xA;Ceux-ci ne respectent jamais les auteurs, quelque estime qu’ils&#xA;aient parmi les savants. S’ils les ont estimés ils ont bien changé&#xA;depuis ; ils s’érigent eux-mêmes en auteurs. Ils veulent être les&#xA;inventeurs de quelque opinion nouvelle, afin d’acquérir par là&#xA;quelque réputation dans le monde ; et ils assurent qu’en disant&#xA;quelque chose qui n’ait point encore été dit ils ne manqueront pas&#xA;d’admirateurs.&lt;/p&gt;</description>
    </item>
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      <title></title>
      <link>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-08/</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate>
      <guid>https://www.superphysics.org/research/malebranche/search/book-2b/chapter-08/</guid>
      <description>&lt;p&gt;CHAPITRE VIII.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;I. Des esprits efféminés. — II. Des esprits superficiels. — III. Des personnes&#xA;d’autorité. — IV. De ceux qui font des expériences.&#xA;Ce que nous venons de dire suffit, ce me semble, pour&#xA;reconnaître en général quels sont les défauts d’imagination des&#xA;personnes d’étude et les erreurs auxquelles ils sont le plus sujets.&#xA;Or, comme il n’y a guère que ces personnes-là qui se mettent en&#xA;peine de chercher la vérité et même que tout le monde s’en&#xA;rapporte à eux, il semble qu”on pourrait finir ici cette seconde partie. Cependant, il est à propos de dire encore quelque chose&#xA;des erreurs des autres hommes parce qu’il ne sera pas inutile&#xA;d’en être averti.&lt;/p&gt;</description>
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